En zone euro, les écarts de positions concurrentielles ont tendance à se resserrer. Au prix de politiques d’ajustement
sévères, les pays du sud ayant bénéficié de l’aide européenne (Espagne, Portugal, Grèce) ont réduit leurs coûts salariaux
unitaires, dans l’absolu comme en regard des pays du nord de la zone. Jadis structurellement déficitaire, leur balance
courante est à l’équilibre, voire en excédent.
L’Italie a aussi fourni des efforts, tout comme la France, qui met depuis quelques années l’accent sur l’offre. Depuis 2013,
les crédits d’impôt compétitivité-emploi et recherche ainsi que le pacte de responsabilité ont permis l’inflexion de la
trajectoire des coûts et aidé au redressement des marges. En lâchant un peu de lest sur les salaires et la politique
budgétaire (introduction d’un revenu minimum en 2015, accueil de nombreux migrants…) l’Allemagne a, à sa façon,
accompagné l’effort.