Publié à l'origine sur la Bourse au quotidien.fr
Cette première quinzaine de mai n’est pas une sinécure pour les marchés actions, même si tout est en réalité question de perspective…
A titre personnel, dans la continuité de mes écrits de mardi dernier, je viens en effet de solder mes Put avec à la clef un gain global de 50% pour mes abonnés à SMS Cash Alert. Cette plus-value est de surcroît venue s’ajouter à celles engrangées sur le pétrole et sur le Palladium (nous avions misé, à bon escient ici aussi, sur une nouvelle attaque baissière la semaine passée)
Reste que les Bourses ont une nouvelle fois été sur le grill hier, avec la riposte douanière de Pékin aux nouvelles mesures commerciales prises par Donald Trump à l’encontre de l’Empire du Milieu. Pour tout vous avouer, j’ai été assez surpris de la teneur de la plupart des commentaires que je pouvais lire hier sur le sujet. A croire que la majorité des observateurs pensait que la nouvelle colère du président américain allait rester sans réponse… Vous l’aurez compris, ce n’était pas mon cas.
Les sociétés déficitaires ont de moins en moins la cote
Symptomatique de l’environnement actuel, les IPO des sociétés déficitaires ont de moins en moins la cote. J’en veux pour preuve le cas de Lyft (NASDAQ:LYFT), dont le titre est tombé sous les 50 $ hier alors qu’il s’échangeait autour des 90 $ il y a un mois et demi, au moment de son introduction.
Introduit à 45 $ en fin de semaine dernière, Uber (NYSE:UBER) n’a pas échappé à la défiance ambiante et chutait déjà de près de 20% hier soir pour coter autour de 37 $.
Comme quoi, le vent a tourné en termes de psychologie : désormais, le mode « risk-off » prévaut et il devient difficile de prévoir le catalyseur du prochain rebond.
Sur le S&P500, la zone des 2 780/2 800 points n’est pas anodine du point de vue graphique. Comme on le voit avec le rectangle bleu clair et les flèches de couleur ci-dessous, il s‘agit en effet d’une importante zone de polarité.
Reste à savoir ce qui pourrait faire revenir les acheteurs. Hier, le Financial Times évoquait le sommet du G20 début juin au Japon comme date de la prochaine rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping. Vu la baisse d’hier, force est néanmoins de constater que cet élément n’a pas pesé très lourd.
Pour ce qui me concerne, je pense que c’est de la PBOC que pourrait venir le salut. Car dans le bras de fer qui met aux prises Pékin et Washington, on ne peut exclure que la banque centrale chinoise sorte du bois pour tenter de rassurer via des mesures que les marchés apprécient (une baisse des réserves obligataires par exemple).
En tout état de cause, nous sommes « pile » dans le bon timing pour un événement de cette nature…