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Le luxe garde le vent en poupe même si la croissance a ralenti

Publié le 26/07/2013 16:45

La croissance du luxe se poursuit loin de la crise, même si le rythme de progression des ventes et des bénéfices des LVMH, Kering, Hermès et autres Swatch a nettement ralenti par rapport aux performances extrêmes des dernières années.

Les poids lourds du secteur ont affiché ces derniers jours des résultats en croissance pour le premier semestre 2013, marqués en général par une accélération des ventes entre le premier et le deuxième trimestre, meilleur qu'attendu.

Sur le semestre, LVMH (Louis Vuitton, Céline, Bulgari, Givenchy, Guerlain...) a vu son chiffre d'affaires grimper de 6%, à 13,7 milliards d'euros. Le pôle luxe de Kering (Gucci, Bottega Veneta, Saint Laurent, Boucheron...) a lui fait +5,3% et franchi les 3 milliards d'euros. Hermès a progressé de 11% à 1,76 milliard d'euros.

La croissance organique de LVMH et Kering a été dans le luxe d'environ 9% au deuxième trimestre, plus rapide qu'au premier trimestre, contre près de 12% pour Hermès et 7% pour l'italien Luxottica, leader mondial des lunettes haut de gamme.

Des croissances essentiellement à un chiffre, et non plus deux, marquées pour beaucoup par un ralentissement en Asie et une bonne tenue de la zone Amérique, et pour certaines marques, par de belles performances en Europe.

Même si les bénéfices reculent, les poids lourds du secteur affichent leur confiance pour l'ensemble de l'année 2013. Swatch, Hermès, LVMH ou Kering attendent tous un second semestre de bonne facture. Kering mise même sur une amélioration de ses performances opérationnelles et financières sur l'exercice.

Le discours des géants du luxe se veut néanmoins prudent face à une aggravation possible des effets de change. Faiblesse du yen oblige, les dépenses de luxe des touristes japonais en voyage ont chuté, par exemple. Mais elles sont compensées en bonne partie par la hausse des ventes au Japon.

Le moteur asiatique grippé ?

En début d'année, l'inquiétude planait sur le fait que le formidable moteur asiatique du luxe, qui fonctionne largement grâce aux Chinois, puisse se gripper en raison d'un ralentissement de la consommation chinoise. Un avertissement sur résultat lancé en septembre par Burberry avait marqué les esprits.

Les résultats du premier trimestre 2013 portaient la marque d'un essoufflement, Vuitton et Gucci notamment avaient connu leur plus faible croissance depuis des années. Mais le deuxième trimestre semble rassurer.

Le moteur asiatique tourne certes moins vite qu'avant. Les exportations de montres suisses en Chine ont faibli, notamment à cause d'une campagne anti-corruption des autorités chinoises contre les riches cadeaux.

Mais le luxe peut compter sur une bonne résistance des marchés "matures": l'Europe, grâce aux achats des touristes dépensiers, et l'Amérique, où l'amélioration de la situation économique et une présence accrue des groupes dopent les ventes.

"Malgré une base de comparaison élevée, la plupart de nos activités montrent une bonne dynamique", commentait vendredi Jean-Jacques Guiony, le directeur financier de LVMH.

L'Europe a mieux marché que l'Asie pour Hermès et Kering au premier semestre, contrairement à LVMH - qui estime qu'en ce moment, on ne peut attendre de "miracles" sur le Vieux Continent.

Mais globalement le luxe continue de briller.

De petites marques devenues grandes progressent toujours vite, comme Bottega Veneta chez Kering, ou encore Céline chez LVMH.

Plus vite, forcément, que le numéro un mondial Louis Vuitton (plus de 7 milliards d'euros de ventes annuelles) ou le numéro deux Gucci, qui affichent chacun autour de 4% de croissance au premier semestre.

Dans ce décor, certains veulent tenter leur chance: le richissime Qatar vient d'annoncer le lancement de sa marque de luxe, Qela. Une première boutique ouvrira en septembre à Doha, une seconde quelques mois plus tard à Paris.

Pour se rendre plus "désirable", Vuitton (comme Gucci) s'emploie à faire monter en gamme son image, via des produits plus sophistiqués et une sélectivité de ses points de vente. Avec succès, selon LVMH. Les articles de cuir plus coûteux que ceux fabriqués dans la célèbre toile enduite de Vuitton sont en fort développement.

Et les poids lourds du luxe continuent de multiplier les acquisitions. Dernière en date, celle de 80% de l'italien Loro Piana annoncée par LVMH au début du mois. Pour deux milliards d'euros.

Vendredi, LVMH et Kering caracolaient en tête du CAC 40 à la Bourse de Paris.

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