Wall Street a terminé en hausse jeudi, les courtiers choisissant de faire preuve d'optimisme après une série d'indicateurs américains mitigés: le Dow Jones a gagné 0,65% et le Nasdaq 1,04%.
Selon des chiffres définitifs à la clôture, l'indice Dow Jones Industrial Average a progressé de 85,33 points à 13.250,11 points et le Nasdaq, à dominante technologique, de 31,46 points à 3.062,39 points.
L'indice élargi Standard & Poor's 500 a progressé de 0,71% (+9,98 points) à 1.415,51 points.
La place new-yorkaise a dans un premier temps hésité sur la direction à suivre avant de s'engager fermement vers une hausse.
Plusieurs indicateurs américains publiés jeudi "sont mitigés", a noté Lindsey Piegza, analyste à FTN Financial.
Mais "une fois que les marchés ont digéré ces rapports, ils se sont rendus compte que la majorité d'entre eux sont encourageants et que nous faisons des pas dans la bonne direction", a-t-elle ajouté.
Les nouvelles inscriptions au chômage sont reparties à la hausse aux Etats-Unis, mais cela ne semble pas remettre en cause l'amélioration récente de l'indicateur, ces nouvelles inscriptions étant en moyenne sur un mois à leur niveau le plus faible depuis la fin mars.
Parallèlement, les mises en chantier de logements ont reculé dans le pays en juillet mais le nombre de permis de construire accordés a rebondi ce mois-là pour atteindre son niveau le plus élevé en près de quatre ans.
Enfin, l'activité manufacturière de la région de Philadelphie (Nord-Est) a continué à reculer mais à un rythme moins soutenu que les mois précédents.
Les marchés américains ont aussi "pu trouver du soutien" auprès des banques espagnoles, dont les actions ont progressé jeudi, les investisseurs anticipant une arrivée "plus tôt que prévu" d'aides au secteur, ont noté les analystes de Charles Schwab.
Les cours ont aussi pu être raffermis par des propos de la chancelière allemande Angela Merkel, qui "a offert son soutien à des aspects de la proposition de la Banque centrale européenne" de rachat de dettes souveraines, ont ajouté les experts.
"Nous sommes engagés à faire tout notre possible pour maintenir la monnaie commune", a dit la dirigeante, indiquant en réponse à une question être "sur la même ligne" que la BCE.
Du côté des valeurs, le titre du réseau social Facebook a atteint un nouveau plus bas jeudi, perdant près de la moitié de sa valeur depuis son lancement en mai (-6,27% à 19,87 dollars). Plus de 271 millions d'actions, jusqu'alors bloquées, avaient le droit d'être vendues à partir de jeudi.
A l'inverse l'action d'Apple, qui selon la presse américaine a engagé des discussions avec les plus grands câblo-opérateurs américains pour leur imposer ses boîtiers décodeurs dans ce qui pourrait devenir sa prochaine bataille technologique, a atteint un nouveau plus haut (+0,87% à 636,34 dollars).
Le titre de l'équipementier en télécommunications américain Cisco a bondi de 9,63% à 19,02 dollars, le marché saluant une forte augmentation de son dividende et des résultats meilleurs que prévu.
Le cours du numéro un mondial de la distribution, l'américain Wal-Mart, a reculé de 3,09% à 72,15 dollars après l'annonce d'un bénéfice meilleur qu'attendu pour le deuxième trimestre mais des ventes et de prévisions décevantes.
L'éditeur américain de jeux vidéo Electronic Arts (EA) a pris 5,50% à 13,81 dollars, la presse américaine ayant annoncé que le groupe, affecté par la concurrence de sites de jeux en ligne gratuits, envisageait de se mettre en vente.
Le titre de l'opérateur de télécommunications Verizon Wireless a perdu 0,16% à 44,12 dollars, après que le gouvernement américain lui ait demandé de modifier des accords commerciaux passés avec quatre câblo-opérateurs, estimant qu'ils posaient de "sérieux" problèmes de concurrence.
Le marché obligataire a nettement baissé. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans est monté à 1,836% contre 1,805% mercredi et celui à 30 ans, à 2,956% contre 2,914%.