Soldes CAC 40: 9 actions à surveiller alors que l’indice chute de 5% depuis son record
Il n’y a plus de repères. Un cycle de relèvement des taux d’intérêt ne se résume pas à une seule hausse de taux et puis plus rien. Pourtant, c’est peu ou prou ce qui semble s’amorcer aux Etats-Unis où la Fed devrait, dans le meilleur des cas, effectuer un seul relèvement monétaire cette année contre deux ou trois prévus précédemment. Le cycle monétaire actuel n’a strictement rien à voir avec les précédents, tant au niveau de l’ampleur que de la vitesse. En économie, il n’existe pas réellement de borne des taux zéro. Néanmoins, c’est une aberration d’avoir des Etats qui peuvent emprunter sur les marchés pour 7, 10, 20 et même désormais 30 ans à des taux négatifs comme le fait désormais la Suisse. La finance marche littéralement sur la tête. Cette période de taux négatifs ne pourra qu’aboutir à une crise qui déstabilisera l’ensemble des marchés financiers. Peut-être même pire en ampleur que celle de 2007/08. Enfin, comment ne pas s’étonner que malgré l’afflux de liquidité à taux bas dans les pays développés, l’économie reste toujours atone. Les indicateurs avancés n’ont rien de rassurants. En zone euro, plusieurs indicateurs, comme l’EuroCOIN CEPR, pointent déjà un ralentissement de l’activité dans les mois à venir.
Les derniers faits marquants :
Vote unanime en faveur du maintien des taux inchangés au Royaume-Uni. Bien que le contexte économique soit extrêmement favorable, avec un taux d’emploi à un niveau record, il aurait été extrêmement inopportun d’augmenter les taux à l’approche du référendum britannique. D’ailleurs, la Banque d’Angleterre a, de nouveau, souligné les risques économiques et financiers importants en cas de Brexit.
Bonne nouvelle pour la Grèce puisque la BCE pourrait inclure dès le mois de septembre les obligations souveraines grecques dans son programme de rachats d’actifs. Le sujet était sur la table depuis près d’un an.
CHOC : l’obligation souveraine à 30 ans ( !!! ) de la Suisse affiche pour la première fois un taux de rendement négatif. Comment sortir de cette période d’anomalies sans provoquer un effondrement complet du secteur financier ? Même les banques centrales n’ont pas la réponse.
A suivre aujourd'hui :
Sur le front macroéconomique : permis de construire et mises en chantier au mois de mai aux Etats-Unis, IPC annuel en mai au Canada prévu à 1,6% contre 1,7% précédemment. A noter également la réunion des ministres des finances de l’UE qui commencera en fin de matinée. Rien de majeur pour les investisseurs.
Principal évènement du jour, le discours de Mario Draghi qui est programmé à 17h. Pas d’annonce particulière à attendre au niveau de la politique monétaire qui est en mode pause, au moins jusqu’à la rentrée. En revanche, il est probable qu’il s’exprime à propos de l’intégration des obligations grecques dans le programme de rachats d’actifs et donne plus de détails sur le sujet.








