Le speaker de la Chambre des communes refuse que le Parlement britannique revote sur l’accord de divorce (déjà rejeté la semaine dernière). Celui-ci voudrait que Theresa May propose un nouvel accord de divorce. Pour le moment, les marchés européens s’inscrivent en hausse avant la réunion de la Fed. Les marchés asiatiques ont clôturé en ordre dispersé dans l’attente de la décision monétaire de l’institution de Washington. Concernant le calendrier économique de ce mardi, on s’intéressera aux chiffres du chômage du mois de janvier au Royaume-Uni et à l’indice ZEW de confiance des investisseurs en Allemagne. Aux Etats-Unis, la séance sera dominée par les commandes d’usines du mois de janvier et les premières estimations des réserves de pétrole brut pour la semaine terminée au 15 mars, selon l’American Petroleum Institute (API).Décryptage.
Focus sur la réunion de la Réserve fédérale (Fed)
Selon une enquête Reuters, la Réserve fédérale (Fed) devrait se montrer patiente au moins jusqu’au troisième trimestre. Les prévisions des économistes s’expliquent par les faibles perspectives de croissance, l’essoufflement du cycle économique et le ralentissement de l’inflation. De notre point de vue, la Fed optera pour un statu quo monétaire au terme de la réunion des 19 et 20 mars. D’après nos estimations, l’économie américaine devrait enregistrer une croissance de seulement 1,6 % (sur un an) au premier trimestre. Dans un autre registre, l’agence de notation Moody’s a laissé sa note de crédit inchangée sur l’Italie à « Baa3 » avec une perspective stable.
Sur le front des matières premières, le contrat WTI a terminé lundi en hausse de 0,97 % à 59,09 dollars le baril. Les pays de l’OPEP + ont réaffirmé lundi leur volonté de poursuivre la politique visant à réduire leur production de pétrole. Pour Khalid Al-Falih, ministre du pétrole saoudien, le marché du pétrole est toujours saturé. Les pays de l’OPEP + ne prévoient pas de modifier leur politique avant le mois de juin. C’est pourquoi ils ont décidé d’annuler la réunion ministérielle prévue au mois d’avril. Inutile de le dire, la politique des pays de l’OPEP/OPEP+ a contribué de manière significative à la remontée des cours du pétrole. Et pour cause, le contrat WTI enregistre une progression de quasiment 30 % depuis le 1er janvier.