Pour ne rien changer, la première séance de la semaine sera peu fournie en statistiques économiques. Outre les chiffres du commerce extérieur du mois de mai en Allemagne, les opérateurs s’intéresseront aux discours de Peter Praet, chef économiste de la Banque centrale européenne (BCE) et de Mario Draghi, président de la BCE, devant la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen à Bruxelles. Sur le front des entreprises, la saison des résultats du deuxième trimestre débutera cette semaine avec les publications de JP Morgan Chase, Wells Fargo (NYSE:WFC), et de Citi Group. Pour l’heure, les investisseurs et les analystes anticipent une croissance des bénéfices de l’ordre de 20,7 % sur la période avril-juin.
Comme évoqué en introduction, cette semaine sera dominée par le début de la saison des résultats aux Etats-Unis. Bien que le consensus anticipe une hausse des bénéfices de 20,7 % au deuxième trimestre, les investisseurs tablent sur une dégradation des perspectives pour le deuxième semestre et une contraction des investissements. Et pour cause, la guerre commerciale est désormais effective entre les Etats-Unis et la Chine. C’est pourquoi la communauté des investisseurs fait preuve de scepticisme à l’égard de cette saison des résultats. Du côté du Royaume-Uni, David Davis, ministre en charge du Brexit, a présenté sa démission à la Première ministre Theresa May. Evidemment, cette démission à un impact significatif sur la livre sterling. Au moment où nous écrivons ces lignes, la paire GBPUSD accuse un repli de 30 pips à 1,3294 $ pour 1 £.
Au chapitre des matières premières, le contrat WTI a terminé la semaine dernière en hausse de 1,18 % à 73,80 dollars le baril. Le marché reste soutenu par les perspectives de resserrement des conditions d’approvisionnement. En dépit de l’augmentation de la production en Arabie saoudite (+ 500 000 barils), le retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien provoque de vives inquiétudes sur le marché. Par ailleurs, le groupe Baker Hughes a fait état d’une progression du nombre de puits forés la semaine dernière. Ces derniers sont passés de 858 à 863. Pour conclure, nous conservons un biais positif sur le contrat WTI et pensons qu’il pourrait poursuivre sa progression à court terme.