En hausse de +57% depuis juillet, ce géant du logiciel sélectionné par l’IA ne cesse de progresser
Deux informations retiennent notre attention ce matin. Lors de la conférence de presse de Mario Draghi, hier après-midi, plusieurs signaux ont été envoyés à l’attention des observateurs internationaux. Il est temps d’en faire le bilan. Selon Draghi, le Quantitative Easing européen (ou « planche à billets ») commence à porter ses fruits. Si les taux directeurs de la BCE sont restés inchangés, les prévisions d’inflation ont néanmoins été rehaussées. Ainsi, l’institution de Francfort table sur une hausse de 0,3% des prix au sein de la zone euro en 2015 contre une précédente prévision d’inflation nulle, diffusée en mars.
Bilan de la conférence de presse & Mise à jour du dossier grec
Draghi a également confirmé que « les projections d’inflation restent inchangées pour 2016 et 2017 ». Côté croissance, la BCE continue de tabler sur une prévision de +1,5% pour l’ensemble de la zone en 2015, soit la meilleure performance depuis 2011 si elle venait à se concrétiser (+1,6% à l’époque). Quant à 2016 et 2017, Draghi a annoncé respectivement des taux de croissance attendus à +1,9% et +2,0% du PIB, pour des taux d’inflation de +1,5% et +1,8%. L’objectif d’inflation traditionnellement fixé très légèrement en dessous de 2,0% serait donc atteint en 2017 selon les projections de la BCE. Comme l’a rappelé hier Draghi, il reste beaucoup de chemin à parcourir : rappelons ici qu’il ne s’agit que de prévisions.
Deuxième point central : la mise à jour de la trame autour du dossier grec. Tôt ce matin, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé qu’Athènes était proche d’un accord avec ses créanciers internationaux. Mais au-delà de cette habituelle déclaration, l’intéressé a annoncé que son gouvernement respecterait l’échéance du 5 juin, demain, quant aux 300 millions d’euros attendus par le FMI et que nous évoquions via nos précédentes analyses matinales. Mais l’optimisme de Tsipras ne convainc absolument pas les marchés : preuve en est avec la poursuite de la tendance baissière ce matin sur la plupart des indices occidentaux. Les contre-déclarations européennes se multiplient face à Tsipras : et c’est le moins que l’on puisse dire depuis quelques heures !
Précisons simplement qu’hier soir, Jean-Claude Juncker (président de la Commission européenne) a reçu Alexis Tsipras pour un dîner à Bruxelles. Le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem était également présent. Rien de bien concret ne semble s’être décidé à cette occasion. Avant la séance explosive de demain, nous ne retiendrons pour aujourd’hui en guise d’élément périphérique que les revendications hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis. Le calendrier économique, à nouveau quasi-vide, laissera d’autant plus la place libre pour le dossier grec. Nous continuons donc d’évoluer dans une période boursière totalement explosive. A nouveau : prudence sur les marchés.










