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Les biotechs ont-elles leur place en Bourse ?

Publié le 23/02/2024 13:14
Mis à jour le 09/07/2023 12:32

Publié à l'origine sur la Bourse au quotidien.fr

Les biotechs n’ont pas beaucoup brillé sur les marchés depuis la fin de la période Covid. Investir en Bourse sur ces valeurs n’est pas sans risque : Eric Lewin souhaite mettre les investisseurs particuliers en garde sur ces sociétés souvent compliquées à analyser, et qui ont fait perdre beaucoup d’argent à leurs actionnaires…

S’il est un secteur en Bourse qui reste vraiment sous pression depuis des années , c’est bien celui des valeurs biotechnologiques.

En effet, lorsqu’on regarde par exemple l’indice Next Biotech, il y a de quoi être stupéfait par ses contre-performances.

Il a ainsi cédé 33 % en l’espace de trois ans, quand dans le même temps, le CAC 40 prenait 34 %. Le secteur a vraiment été massacré…

Sur la cinquantaine d’entreprises composant l’indice, deux ont été liquidées, à savoir Lysogène et Pixium Vision (EPA:ALPIX), tandis que douze sociétés ont perdu plus de 90 % de leur valeur, parmi lesquelles Neovacs, Pharnext ou encore Biophytis (EPA:ALBPS) avec des baisses supérieures à 99 %…

Seulement quatre d’entre elles sont en territoire positif sur la période, ce qui prouve la grande problématique de ce secteur, pourtant si important pour les avancées médicales de toute sorte.

Globalement, ces entreprises n’ont pas délivré de performances intéressantes. Certaines ont même connu des échecs successifs sur leurs différentes molécules, ce qui a entraîné des problèmes de crédibilité et de financement… ainsi, pour pouvoir continuer ou espérer survivre, beaucoup d’entre elles ont fait des placements de type Ocabsa, ce qui leur a permis de tenir… tout en ruinant leurs actionnaires !

Je ne cesse d’ailleurs de combattre ces produits de financement ultra spéculatifs. Je pense même que les biotechnologiques n’ont strictement rien à faire en Bourse.

Biotechs : des procédures longues, une analyse complexe
En fait, quand un laboratoire souhaite sortir un médicament, il doit passer par différentes phases jusqu’au lancement effectif… La procédure peut prendre dix ans, du lancement de la seule molécule à la commercialisation. Tout commence avec la phase I, censée évaluer la sécurité du médicament. Elle comporte une analyse clinique sur vingt à cent bénévoles. La phase II, elle, est plutôt celle de l’efficacité et de l’évaluation de la qualité sur un échantillon plus important, entre cent et trois cents personnes. Les évènements s’accélèrent en phase III, où l’on mesure l’intérêt thérapeutique du médicament sur un échantillon de plusieurs milliers de personnes, ce qui coûte en général une fortune.

Mais outre l’aspect financier, je considère que les biotechs n’ont pas leur place en Bourse car les actionnaires sont bien souvent des profanes, incapables d’analyser à leur juste valeur telle ou telle avancée.

J’ai toujours dit que si l’on n’était pas médecin, chercheur ou pharmacien il était impossible de savoir si telle ou telle molécule avait une vraie justification thérapeutique.

Peu d’individus n’ont pas été séduits par le cœur artificiel de Carmat, mais nombreux ont été déçus par le parcours boursier apocalyptique de l’action de cette société…

Les biotechs ont-elles leur place en Bourse ?

De même, si je vous parle d’un médicament pour soigner la sclérose en plaques, vous allez me regarder avec des yeux ébahis sans savoir si les développements de la molécule vont dans le bon sens.

Le private equity n’a pas cet écueil, dans la mesure où les investisseurs, surtout dans les fonds biotechs, sont aidés par des médecins de grande qualité, plus aptes à juger de telle ou telle pathologie.

Voilà pourquoi je considère plus que jamais que ce secteur relève du non coté… Car encore une fois, c’est très souvent l’actionnaire individuel qui trinque, avec des moins-values pouvant mener les plus téméraires à la ruine totale.

Derniers commentaires

Le développement clinique d'un nouveau médicament, c'est à la louche 1 milliard sur 10 ans. C'est en tout cas l'ordre d'idée des big pharmas. Et 1 molécule innovante sur 5 qui arrive au bout. Donc en clair, sur les small caps, augmentations de capital obligatoires en cours de développement clinique, à perte 4 fois sur 5. Je pense moi aussi qu'il faut avoir une approche un peu plus pointue et des analyses qui vont très au delà du classique "c'est une recherche très intéressante". C'est aussi ridicule que d'investir sur l'immobilier en chine "parce qu'ils sont nombreux" ou dans les maisons de retraite en France "parce que la population vieillit" et ca peut mener aux mêmes pertes.
Que les bourses ne permettent plus le naked short selling et une partie du problème sera réglé.
Oh oui j'ai investi dans Carmat après la période covid et l'action n'a fait que s'écrouler. Même après la recapitalisation récente les analyses étaient à la hausse malheureusement c'est très plat.
Oui sauf que les biotech (les bonnes) sont en train de revenir en force...
bjr laquelle svp ?
Assez d'accord avec cette analyse, l'introduction en bourse leur permet de lever des capitaux, finalement dilutifs au détriment des actionnaires,
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