
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Publié à l'origine sur la Bourse au quotidien.fr
Philippe Béchade s’est penché sur le cas boursier de Danone (PA:DANO), actuellement en proie à une crise de gouvernance. Reste à savoir si l’action peut être achetée aux cours actuels…
Coup dur pour Danone! La phase de consolidation latérale au sein d’un étroit corridor compris entre 54,4 et 55,7 € (du 22 septembre au 15 octobre) a en effet pris fin brusquement le 16 octobre dernier, au plus grand désarroi des actionnaires, sous forme d’un signal de rupture baissière.
La cassure du support des 54,4 € est consécutive à l’annonce du départ début février 2021 de Cécile Cabanis, directrice générale finances et membre influente du conseil de surveillance du groupe. Elle sera remplacée par Juergen Esser, qui était jusque-là directeur financier des divisions Eaux et Afrique, mais cette démission a fait éclater au grand jour ce que beaucoup d’analystes qualifient de « grave crise de gouvernance » au plus haut niveau.
Le PDG du groupe Emmanuel Faber avait du reste déjà vu partir subitement et sans explication officielle Francisco Camacho, un autre de ses bras droits (et potentiel successeur), le 3 septembre dernier. Ce dernier a quitté le géant agroalimentaire le jour même de l’annonce de sa démission. Du jamais vu au sein du staff de Danone, et même pour n’importe quelle multinationale cotée à Paris.
Cela fait donc deux démissions de dirigeants de premier plan en amont de la présentation de résultats du troisième trimestre très décevants… c’est-à-dire pire que prévu, après deux premiers trimestres étonnamment mauvais dans la mesure où le « grand confinement » n’aurait pas dû faire chuter la consommation de produits laitiers, considérés comme des produits de première nécessité, tandis que la division « Eaux minérales » a souffert d’une baisse sensible de la consommation.
Toutes les caractéristiques du couteau qui tombe…
Les revenus du troisième trimestre se sont pour leur part établis à 5,82 Mds€, soit un repli de 2,5% en rythme annuel, et alors que les analystes tablaient en moyenne sur 5,94 Mds€. Les volumes ont de surcroît reflué de 0,4% par rapport au deuxième trimestre, lequel avait déjà été marqué par une baisse de 2,6% sur ce plan comparativement à la période janvier-mars.
Aujourd’hui en difficulté, Danone se prépare à engager un grand audit de ses actifs afin d’évaluer lesquels sont suffisamment rentables pour demeurer dans le périmètre du groupe et lesquels pourraient être cédés. En attendant, les investisseurs craignent que de nouvelles dissensions apparaissent entre Emmanuel Faber et les responsables des différentes filiales…
La plus pénalisante des « dissensions » est cependant celle qui prive le PDG de la confiance des marchés. Un « divorce » qui coûte cher puisque Danone accélère son repli et s’enfonce déjà sous les 51 €…
Le dernier espoir de rebond se situe à présent au niveau du plancher intraday des 50,26 € du 16 mars dernier, un support aussi crucial qu’évident, et si l’action devait échouer à rebondir dessus, son cours pourrait glisser en direction du support situé vers 47,5 € (il date de février 2014) puis vers 45 € (celui-ci fut testé le 24 octobre 2012).
Finalement, le titre présente depuis le 18 juin (et le plafonnement sous les 65 €) toutes les caractéristiques du couteau qui tombe, ce qui correspond au scénario idéal pour les vendeurs à découvert, avec des analystes qui enchaînent les révisions à la baisse des objectifs de marge et de chiffre d’affaires et sont leurs alliés objectifs, parfois même leurs complices.
Et si un achat vers les 50,5 € peut se défendre, ce sera auquel cas sous la protection d’un stop « serré » sous les 49,8 €. Un nouvel achat pourrait ensuite être tenté à l’approche des 45 €.
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