En hausse de +57% depuis juillet, ce géant du logiciel sélectionné par l’IA ne cesse de progresser
Dès l’ouverture des places européennes, les cartes distribuées rappelleront aux lecteurs de notre analyse matinale les mêmes biais que ceux des derniers jours. Des biais mis à jour mais demeurant les mêmes dans les grandes lignes. Au programme donc : Grèce, Chine et publications des PMI. A l’image des dernières publications chinoises, l’activité manufacturière est à nouveau confirmée en fort recul ce matin via un PMI à 47,8, soit son plus bas niveau depuis juillet 2013. Accentuant de facto les craintes économiques sur la première puissance émergente mondiale, notamment au niveau de ses importations de matières premières. Décryptage.
Le bras de fer se poursuit
Peut-on parler de surprise quant à ce mauvais PMI ? Oui, malgré tout. Dans la mesure où le consensus tablait sur un recul de 49,4 à 48,2. Et ce, via des composantes essentielles pour la Chine comme ses commandes à l’exportation (l’un des principaux moteurs du pays) particulièrement passables. Les places asiatiques auront donc fortement reculé (à nouveau) ce matin, dans un contexte déjà tendu sur les marchés chinois. Citons par exemple les reculs respectifs de 2,4% et de 3,6% de Shanghai et de Shenzen. Autre crainte ce matin : l’effondrement de la Bourse grecque. Après cinq semaines de fermeture, la place athénienne fut comme prévu ouverte ce matin. Au moment de l’écriture de cette analyse, la place perd 22%, dès ses premières cotations.
Cette chute spectaculaire vient pricer les développements de ces dernières semaines autour du dossier grec … chose impossible tant que la place était fermée. Logique. Mais les autres places européennes semblent assez bien tenir le coup, en termes de contagion, face aux bonnes publications des PMI manufacturiers européens. Au-delà de ces données déjà publiées, les marchés se focaliseront sur les PMI et ISM américains que nous vivrons en direct avec nos clients, respectivement à 15:45 et à 16:00, sur une note globalement neutre. Les Etats-Unis donnent actuellement des signaux totalement contradictoires. Et pour cause, alors que les opérateurs cherchent à deviner le calendrier de relèvement des taux US, la « hausse symbolique du coût du travail dans le pays est sur son plus bas niveau depuis 1982 » (Les Echos).
Le bras de fer est donc loin d’être terminé : aucune tendance nette n’est à signaler sur les marchés face à ces craintes et ces espoirs. L’appel à la prudence sera donc maintenu aujourd’hui quant aux explosions de volatilité, toujours dans un contexte de déclarations contradictoires autour du dossier grec. Nous surveillerons plus particulièrement la position du FMI face aux réticences allemandes à restructurer la dette grecque. Et ce, malgré des propos assez optimistes à ce sujet de la part d’Angela Merkel. A l’image du Dax30 (l’indice allemand) qui vient, globalement, de gagner une centaine de points en 15 minutes pour les reperdre tout aussi rapidement. Un seul maitre mot en ce lundi : prudence.










