Les contrats à terme américains reculent face aux tensions avec l’Iran
Poursuite de la contraction économique en Chine, dégradation de la note souveraine de l’Arabie Saoudite par S&P, publications des PMI manufacturier occidentaux … Ce lundi est particulièrement chargé pour les marchés financiers, au travers d’une pression particulièrement haussière sur les indices européens. Au moment de la rédaction de ce mémo, « nos » indices retrouvent les valeurs dégagées par le dernier statu quo de la Fed, la semaine dernière. A l’image de la semaine dernière, les marchés seront soumis en toute logique à une très forte volatilité dans les prochains jours, face à un calendrier économique chargé et des tensions toujours plus palpables au niveau mondial. Décryptage.
L’Arabie Saoudite reçoit une gifle
Ce matin, à 2h45 (décalage horaire oblige…), le PMI chinois pour le mois d’octobre a été diffusé. A nouveau, la contraction de l’économie du géant émergent se fait ressentir. Cette phrase est commune à bon nombre de nos analyses depuis le début de l’été … Et pour cause, le dossier confirme sa position d’axe majeur pour les opérateurs boursiers, pour les prochains mois. Dans les faits, cette nouvelle contraction mensuelle est la huitième consécutive. Les moins fatalistes souligneront qu’elle est tout de même moins marquée que les précédentes (47,2 en septembre, 48,3 en octobre). De là à parler de « redressement », il n’y a qu’un pas pour certains, que nous ne franchirons pas. Mais le propos demeure le même que ces derniers matins.
En effet, cette nouvelle publication négative renforce notre attente d’une action conjointe des banques centrales en fin d’année. En continuant de tabler sur de nouvelles mesures d’assouplissement pour la BPoC (Chine), une extension du QE de la BCE (zone euro) et potentiellement une modification du taux dépôt de la Fed (USA). Tant que cette attente se renforcera au travers de mauvaises données économiques, la pression devrait rester légèrement haussière pour les indices, mais au travers de phases violemment volatiles. A ce sujet, nous conserverons sur l’indice allemand notre point de confluence de ces dernières séances : les 10 800 points.
Une information contextuelle, en parallèle de ces enjeux, vient enrichir une trame dédiée pour bonne part au ralentissement des économies émergentes. La faible valeur du baril d’or noir commence à avoir des conséquences particulièrement rudes pour les acteurs majeurs de l’OPEP (sans revenir sur nos analyses dédiées à la Russie ou au Venezuela). L’Arabie Saoudite vient en effet de voir sa note souveraine à long terme dégradée par l’agence internationale S&P (à « A+ »). Le royaume n’aura pas manqué d’envoyer une salve de critiques amères à l’agence. Cette dernière jugeant que la baisse du prix du pétrole pèse de plus en plus lourdement sur le déficit du royaume, évoquant notamment « des facteurs temporaires et intenables ». S&P table sur un déficit de 16% du PIB en 2015, contre 1,5% en 2014.










