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Les appétits s'aiguisent autour d'Atos après l'offre de l'Etat français

Publié le 30/04/2024 11:16
© Reuters. Le logo du groupe de services numériques français Atos. /Photo prise le 20 mars 2024/REUTERS/Stéphane Mahé
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PARIS (Reuters) - Les marques d'intérêt se précisent autour d'Atos (EPA:ATOS) après la proposition de l'Etat français de reprendre les activités jugées stratégiques du groupe de services numériques, en grandes difficultés financières et qui a fixé jusqu'à la fin de la semaine la date-limite pour des offres de refinancement.

L'Etat a envoyé à Atos une lettre d'intention non engageante pour acquérir les activités du groupe jugées stratégiques, à savoir les divisions Advanced Computing, Mission-Critical Systems et Cybersecurity Products de la branche Big Data et Cybersécurité (BDS).

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a précisé que l'Etat souhaitait que d'autres groupes industriels s'associent à son offre.

Longtemps évoqué comme un potentiel candidat à la reprise de certaines activités, Thales (EPA:TCFP) a ouvert la voie mardi à l'acquisition d'une partie restreinte des actifs stratégiques d'Atos.

Le groupe de défense, dont l'Etat est actionnaire, a dit à plusieurs reprises ne pas être intéressé par l'activité BDS d'Atos, estimant qu'elle ne correspondait pas à la forte croissance de sa division de cybersécurité civile.

Cependant, interrogé sur un éventuel changement de position à la suite de l'intervention du gouvernement, le directeur financier de Thales a déclaré que le groupe pourrait se pencher sur des actifs restreints de défense si ceux-ci devenaient disponibles.

"Nous ne sommes pas intéressés par BDS", a redit Pascal Bouchiat à des journalistes. "C'est vrai que, à l'intérieur de cette activité BDS, qui est essentiellement une activité de cybersécurité plutôt que de services, il y a une activité qui est beaucoup plus modeste en termes de taille, qui est une activité défense et sécurité", a-t-il toutefois ajouté.

    "Si, à un moment donné, cet actif particulier (de) défense et sécurité, qui représente une partie minoritaire de BDS, était à la vente, on ne s'interdirait pas de le regarder".

D'AUTRES POTENTIELS CANDIDATS

Pascal Bouchiat n'a pas voulu dire si le gouvernement avait déjà approché Thales à propos des activités d'Atos. L'Etat détient 26% des actions de Thales et 35% des droits de vote.

D'après des informations de presse, en plus de Thales, le groupe Dassault Aviation est considéré comme l'un des candidats pouvant potentiellement prendre part au plan de sauvetage d'Atos.

Contacté, Dassault Aviation n'avait pas répondu dans l'immédiat à une demande de commentaires.

D'après des informations mardi de BFM Business, l'homme d'affaires tchèque Daniel Kretinsky - qui a déjà oeuvré à la reprise d'une autre société française en difficultés, Casino - va déposer une offre d'achat sur Atos.

Atos et Daniel Kretinsky ont déjà discuté de la reprise de la division Tech Foundations, qui regroupe les activités historiques de conseil en informatique du groupe français, mais l'opération, qui était contestée par certains actionnaires d'Atos et par des responsables politiques, a échoué en début d'année.

Un représentant de Daniel Kretinsky n'a pas souhaité faire de commentaires.

Une offre de reprise devrait également émaner de la société française Onepoint, premier actionnaire d'Atos avec 11,4% du capital, qui s'est alliée avec la société d’investissement Butler Industries.

© Reuters. Le logo du groupe de services numériques français Atos. /Photo prise le 20 mars 2024/REUTERS/Stéphane Mahé

Un temps fleuron technologique français intégré au CAC 40, et dirigé par l'actuel commissaire européen au marché intérieur Thierry Breton, Atos a grossi à coup d'acquisitions mais enchaîné les erreurs stratégiques sur fond de gouvernance instable.

Le groupe, qui a entrepris depuis plusieurs semaines des discussions avec ses banques pour négocier un refinancement, a dit lundi avoir besoin de 1,1 milliard d’euros de liquidités pour financer son activité sur la période 2024-2025.

(Tim Hepher, Jean Terzian et Blandine Hénault, édité par Kate Entringer)

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