Les marchés se redressent résolument depuis 14H30 : ils ne veulent retenir qu’une phrase du communiqué préliminaire à la conférence de presse consécutive à la réunion de la BCE.
Mario Draghi : le « QE » pourrait être renforcé (et non réduit) à tout moment.
Le patron de la BCE réaffirme la nécessité d’une politique monétaire ultra accommodante – également qualifiée de « mesures extraordinaires »- … ce qui signifie des liquidités gratuites sans horizon de temps pour soutenir les actifs financiers.
Oui, selon la BCE, les « mesures extraordinaires » sont en fait devenues la « nouvelle normalité », la mise entre parenthèse des mécanismes du marché n’est pas ponctuelle, mais devient permanente.
En ce qui concerne l’inflation, le patron de la BCE considère que l’essentiel de la hausse des prix fin 2016 résulte de la hausse des prix de l’énergie (par « effet de base ») tandis que l’inflation « core » (sous-jacente) demeure ténue et ne se redresse graduellement.
Ce qui nous intéresse, bien plus que le verbiage de la BCE, ce sont les éléments concrets qui confirment – ou infirment – la réalité d’une reprise, et notamment le taux de rotation monétaire et la croissance de la masse du crédit : les prêts aux entreprises progressaient de +2,2% en rythme annuel fin 2016, les prêts aux particuliers de +1,7 à +1,8%.
Avec le redressement des taux longs depuis le milieu de l’été, les demandes de prêts progressent rapidement, mais les demandes validées et les masses de nouvelles liquidités accordées restent stable (en termes de rythme de progression).