Publié à l'origine sur la Bourse au quotidien.fr
Les commentateurs s’extasient sur les chiffres du jour qui apportent la preuve éclatante d’un retour de la croissance en Europe. Et cette euphorie va se poursuivre puisque nous découvrons des PMI (indicateurs avancés d’activité) qui nous racontent une bien belle histoire pour les 3 à 6 prochains mois.
Mais la Bourse de Paris (-0,6%) semble bouder ces bonnes nouvelles. L’EuroStoxxx50 (-0,5%) semble d’humeur tout aussi morose.
C’est rageant. En effet, le PMI « composite » (industrie + tertiaire) français grimpe de 57,4 vers 60,3. Le PMI des services de 57,3 vers 60,4. Ce dernier sert de locomotive au PMI « composite » de l’Eurozone qui s’améliore de +1,5 point (de 56 vers 57,5) avec un PMI des « services » passant de 55 vers 56,2.
La seule ombre au tableau provient des ventes au détail qui ont reculé de -1,1% en octobre dans l’Eurozone, après un mois de septembre plus robuste que prévu.
Mais si les PMI sont aussi hauts, pourquoi les entreprises n’embauchent-elles pas ? Il faut pourtant se préparer à une belle croissance) ?
Qui va consommer demain ?
Peut-être parce qu’elle ne l’ont pas fait depuis 52 mois consécutifs de progression consécutive des PMI.
Elles excellent dans l’art de faire « toujours plus avec moins » (d’effectifs), sans investir au même rythme que la croissance. Serait-ce parce qu’elles anticipent que la demande finale ne sera pas au rendez-vous.
Si elles n’embauchent pas même quand tout va bien, qui va consommer demain ?