La semaine démarre sur des données économiques moroses en provenance d'Asie. Au Japon, les dépenses d'équipement ont progressé au rythme de 3.0% au deuxième trimestre (contre 4.1% att. et 7.4% préc.). Les lectures finales des PMI manufacturiers chinois et nippon sont ressorties en léger recul en août. En Australie, l'indice AIG manufacturier est entré en zone de contraction (47.3 en août contre 50.7 au mois précédent). Malgré ces annonces et les tensions en Ukraine, l'Asie boursière a entamé le mois de septembre dans le vert. Ainsi, le Nikkei a gagné 0.34%, tandis que le Hang Seng et le Shanghai Composite avançaient respectivement de 0.18% et 0.62% à l'heure où nous écrivons ces lignes.
Les cross JPY sont partagés en ce lundi. L'USD/JPY a atteint 104.21 au début de la séance de Tokyo et est resté recherché au-dessus des 104.00. La demande généralisée de dollar et l'appétit pour le risque soutenu alimentent une légère tendance haussière sur le cross. Des demandes d'options conséquentes sont placées au-dessus des 103.00/25, tandis que des barrières sont pressenties à 104.50/105.00. L'EUR/JPY s'est traité dans le range étroit 136.66/83. Les indicateurs de tendance et de dynamique sont plats. Des offres sont présentes dans la zone 137.00/55 (comprenant les MM21 et 50j). La Banque du Japon rend son verdict jeudi et devrait conserver sa politique monétaire en l'état.
En Australie, la publication de statistiques ternes a eu peu d'impact sur le marché des changes. Les jours à venir s'annoncent mouvementés pour l'aussie. La réunion de la RBA (mardi), le PIB du deuxième trimestre (mercredi), les ventes de détail et les chiffres du commerce extérieur (jeudi) devraient dicter la direction à court terme cette semaine. Le cross campe actuellement au sein du range 0.9240/0.9375, dont la cassure dans un sens ou dans l'autre est nécessaire pour confirmer l'orientation à court terme. En Nouvelle-Zélande, les termes de l'échange meilleurs que prévu ont soutenu le NZD/USD au-dessus des 0.8348. Ils restent à un plus haut de 40 ans malgré la baisse de 5.3% des volumes d'exportation au deuxième trimestre (et de 2.0% des prix à l'export). Le NZD/USD a progressé à 0.8379 cette nuit. Des offres sont présentes à 0.8400/28 (optionalité / MM21j). Une clôture journalière au-dessus des 0.8342 (pivot MACD) maintiendrait une note légèrement haussière.
L'EUR/USD a creusé ses pertes à 1.3119 en ce début de semaine. La tendance demeure nettement baissière sur la monnaie unique. Le prochain support clé se situe à 1.3105 (plus bas du 6 septembre 2013). Les offres liées aux options devraient soutenir l'affaiblissement de l'euro tout au long de la semaine. De solides barrières sont présentes en force avant 1.3200. L'EUR/GBP reste offert après son repli de vendredi. Il refluait à 0.78971 à l'heure où nous écrivons ces lignes, la dynamique baissière s'étant renforcée. Le support clé s'établit à 0.78743 (plus bas du 23 juillet). Nous n'attendons aucune surprise de la Banque centrale européenne, qui doit annoncer sa décision de politique monétaire jeudi.
La Banque d'Angleterre rend, elle aussi, son verdict jeudi et devrait maintenir le statu quo. Après avoir rebondi sur 1.6500, le GBP/USD reste sous pression vendeuse avant 1.6650. Techniquement, la MM21j (1.6689) teste la MM200j (1.6695) à la baisse, laissant entrevoir un intérêt accru pour les positions shorts sur le GBP. La résistance demeure ferme sous la MM200j (1.6695).
Les places américaines et canadiennes étant fermées pour le Labor Day ce lundi, la journée devrait être calme. En Europe, les traders suivront le PIB T/t et a/a (T2 final), la consommation privée, les dépenses publiques, les investissements en capital et dans la construction, la demande intérieure, les exportations/importations (T2) en Allemagne, les PMI manufacturiers de la Suède, la Norvège, la Suisse, l'Espagne, l'Italie, la France, l'Allemagne, du Royaume-Uni et de la zone euro (août), ainsi que le crédit net à la consommation, les prêts nets garantis au logement, les approbations hypothécaires et la masse monétaire M4 au Royaume-Uni (juillet).