🚀 Notre IA superforme en mai. PRFT fait +55% en 16 jours ! Les choix de juin arrivent.Voir actions

Ecosse: Cameron vante à Glasgow la sauvegarde du Royaume-Uni

Publié le 29/08/2014 08:05
Ecosse: Cameron vante à Glasgow la sauvegarde du Royaume-Uni

Le Premier ministre David Cameron a exhorté l'Ecosse à "préférer l'ouverture à l'étroitesse" jeudi à Glasgow où il est venu vanter le "marché unique britannique" et la sauvegarde du Royaume-Uni à trois semaines d'un référendum d'autodétermination.

Le chef de file conservateur a prononcé au cours du dîner annuel du patronat local un vibrant plaidoyer en faveur de la survie d'une union créée il y a 307 ans et qui comprend aujourd'hui l'Angleterre, l'Ecosse, le Pays de Galles et l'Irlande du Nord.

"Ce sont des opportunités économiques qui ont uni nos nations en 1707. Trois cents ans plus tard, notre destin et notre richesse sont toujours étroitement liés", a-t-il déclaré, citant ensuite les quatre "grands avantages" de l'union propices au commerce : "les perspectives qu'elle offre, la stabilité, la solidarité et la taille".

Il s'agit "d'un des marchés uniques les plus anciens et les plus réussis du monde", a-t-il souligné, en faisant remarquer que "l'Ecosse a deux fois plus d'échanges commerciaux avec le reste du Royaume-Uni qu'avec l'ensemble du reste du monde".

"Préférons l'ouverture à l'étroitesse. Nos grands atouts à la grande incertitude. Et restons ensemble", a lancé le Premier ministre, qui, avant de rencontrer les patrons, a été plutôt fraîchement accueilli dans une ville où ni lui, ni son parti conservateur ne sont très populaires.

"David Cameron n'est pas le bienvenu en Ecosse car ici on ne vote pas conservateur", a résumé Samuel Cook, étudiant favorable à l'indépendance, qui manifestait devant l'hôtel hébergeant le dîner annuel du patronat.

Le 18 septembre, 4,2 millions d'électeurs résidant en Ecosse sont appelés aux urnes, pour dire s'ils veulent transformer en un pays indépendant cette région septentrionale dotée d'une certaine autonomie.

Le parti conservateur et son allié libéral-démocrate au gouvernement militent ardemment pour le "non" à l'indépendance aux côtés des travaillistes, pilier de l'opposition à Londres, mais d'accord pour maintenir l'intégrité de l'union.

Le Parti travailliste est traditionnellement plus puissant que les "tories" en Ecosse, terre ancrée à gauche, et c'est l'un des siens, l'ancien ministre des Finances Alistair Darling, qui dirige la campagne unioniste "Better together".

C'est également cet Ecossais au profil de technocrate qui a porté la contradiction au Premier ministre de la région écossaise et champion du camp de la sécession, le volubile Alex Salmond, pendant les débats télévisés.

- "Judas, ordure" -

Les enjeux économiques sont en effet au coeur des arguments : les indépendantistes certifient qu'un Etat ayant Edimbourg pour capitale serait plus proche des firmes locales et mieux à même de manier les leviers budgétaires, tandis que les unionistes dénoncent les zones d'ombre autour de la future monnaie et de l'adhésion à l'Union européenne d'une Ecosse sortie du giron britannique.

Président du CBI, le patronat écossais, Mike Rake a ainsi rappelé jeudi l'"énorme risque" que constitue, à ses yeux, une sortie de l'Ecosse du Royaume-Uni.

Les Ecossais se passionnent pour l'enjeu et la participation au vote pourrait être massive.

Un sondage publié vendredi n'accorde plus que six points d'avance aux partisans du maintien de l'union, contre une douzaine précédemment : 53% des personnes interrogées voteraient contre l'indépendance et 47% pour.

Un haut responsable travailliste à Londres, l'Ecossais Douglas Alexander, a averti qu'au lendemain du vote l'un des défis serait de "rassembler l'Ecosse" aujourd'hui divisée.

Sur la BBC Radio Scotland, M. Alexander s'est fait traiter de "putain de menteur" par un auditeur qui lui reprochait de dénier à l'Ecosse indépendante le droit d'utiliser la livre sterling. "Sur les réseaux sociaux, j'ai été traité de Judas et d'ordure", a déploré M. Alexander.

Un autre homme politique écossais actif à Londres, le ministre de l'Ecosse, Alistair Carmichael (libéral-démocrate), a averti pour sa part qu'il pourrait quitter le gouvernement britannique si la région choisissait le "oui".

Au-delà du monde politique, le débat fait rage au sein de la communauté d'affaires écossaise. Quelque 200 patrons, chefs de petites entreprises pour la plupart mais aussi gros bonnets, ont ainsi publié une pétition pour l'indépendance dans le journal The Herald.

Il s'agissait d'une réponse du berger à la bergère après la publication, mercredi, d'une lettre de 130 patrons écossais opposés à la sécession en raison de l'incertitude "nuisible aux affaires" qui en résulterait et "des liens économiques très forts au sein du Royaume-Uni (qui) assurent près d'un million d'emplois en Ecosse".

Derniers commentaires

Installez nos applications
Divulgation des risques: Négocier des instruments financiers et/ou des crypto-monnaies implique des risques élevés, notamment le risque de perdre tout ou partie de votre investissement, et cela pourrait ne pas convenir à tous les investisseurs. Les prix des crypto-monnaies sont extrêmement volatils et peuvent être affectés par des facteurs externes tels que des événements financiers, réglementaires ou politiques. La négociation sur marge augmente les risques financiers.
Avant de décider de négocier des instruments financiers ou des crypto-monnaies, vous devez être pleinement informé des risques et des frais associés aux transactions sur les marchés financiers, examiner attentivement vos objectifs de placement, votre niveau d'expérience et votre tolérance pour le risque, et faire appel à des professionnels si nécessaire.
Fusion Media tient à vous rappeler que les données contenues sur ce site Web ne sont pas nécessairement en temps réel ni précises. Les données et les prix sur affichés sur le site Web ne sont pas nécessairement fournis par un marché ou une bourse, mais peuvent être fournis par des teneurs de marché. Par conséquent, les prix peuvent ne pas être exacts et peuvent différer des prix réels sur un marché donné, ce qui signifie que les prix sont indicatifs et non appropriés à des fins de trading. Fusion Media et les fournisseurs de données contenues sur ce site Web ne sauraient être tenus responsables des pertes ou des dommages résultant de vos transactions ou de votre confiance dans les informations contenues sur ce site.
Il est interdit d'utiliser, de stocker, de reproduire, d'afficher, de modifier, de transmettre ou de distribuer les données de ce site Web sans l'autorisation écrite préalable de Fusion Media et/ou du fournisseur de données. Tous les droits de propriété intellectuelle sont réservés par les fournisseurs et/ou la plateforme d’échange fournissant les données contenues sur ce site.
Fusion Media peut être rémunéré par les annonceurs qui apparaissent sur le site Web, en fonction de votre interaction avec les annonces ou les annonceurs.
La version anglaise de ce document est celle qui s'impose et qui prévaudra en cas de différence entre la version anglaise et la version française.
© 2007-2024 - Fusion Media Ltd Tous droits réservés