(foxytradingclub.com) L'élection d'Obama à nouveau pour quatre ans à la Maison blanche a fait long feu sur le marché desdevises. Tandis qu'au matin de mercredi l'ambiance était plutôt guillerette en raison du verdict des urnes outre-Atlantique (en effet les cambistes ont pris acte que par la victoire du Démocrate à la course au fauteuil du bureau ovale, c'est Bernanke qui est assuré d'aller au bout de son mandat de chef de la Fed) en cours de session de trading, l'atmosphère s'est soudainement alourdie à cause des communiqués émanant de Bruxelles rappelant au bon souvenir de la communauté financière que la situation chez les 17 flirtait avec l'angoisse de la récession. Ainsi les traders se sont vite remis en selle sur l'échiquiergraphique afin de rechercher les refuges de la cote...
Le chapitre macroéconomique d'hier corroborait à juste titre les déclarations de la Commission européenne en mettant en exergue des ventes de détail de l'eurozone à la traîne (-0.2%) pendant que la locomotive germanique accusait un cinglant revers sur sa production industrielle (-1.8%). Autant dire qu'en cette réunion de la BCE, Draghi devra monter au créneau histoire de tenter de rassurer l'auditoire après ses mesures visant à calmer le jeu sur le marché obligataire il y a deux mois quand le Transalpin décidait d'ouvrir les vannes aux membres de l'euroland en difficulté sur leur endettement public et qui en feraient la demande au préalable. D'ailleurs le forex trading attend toujours un signal de l'Espagne à cet égard ! Rajoy n'ayant pas fermé la porte à l'aide européenne tout en spécifiant que les conditions de taux actuelles abondaient dans le sens de l'attentisme (il est vrai que le papier de Madrid s'est fortement détendu à la faveur des résolutions prévues par l'édile de l'institut de Francfort. Idem s'agissant de l'autre maillon faible, l'Italie).
DE surcroît, sur le vieux sol, le cas de la Grèce empoisonne les transactions financières car les députés devaient s'empoigner à voter le fameux plan d'austérité imposé par la troïka à Samaras en vue du déblocage de la tranche de crédit à Athènes. Cet octroi financier est la condition sine qua non pour que la nation hellène évite la "clef sous la porte" dans quelques jours quand les échéances seront présentées. Actuellement les caisses sont vides et c'est en quelque sorte le chantage des bailleurs de fonds qui dictent les tractations politiques au Parlement. Le Premier ministre avait récemment menacé du retour à la drachme si d'aventure le vote était défavorable aux mesures draconiennes soumises au verdict dans la soirée.
Enfin, encore de la crainte sur les courbes par l'assemblée du parti communiste chinois. L'intronisation d'un nouveau leader à la tête du puissant et omnipotent groupe politique dans l'ex-Empire du Milieu inquiète les investisseurs parce que, d'abord le dirigeant est assez énigmatique sur ses intentions, puis surtout c'est lui qui prendra les rênes de la République populaire en mars prochain. Fatalement il faut prévoir des changements radicaux sur la façon de mener les négociations entre Pékin et les autres puissances mondiales. Nul doute qu'en filigrane les querelles sino-américaines à propos d'un yuan trop faible reprendront du service très rapidement. Sauf que, cette fois, on ne sait pas comment réagira le gouvernement de Chine.
Techniquement, l'euro dollar s'est débattu en deux temps sur le day trading du marché des changes. En revanche, le cross phare du forex a épousé notre vision baissière sans rallier le 1.2920 duquel nous disions l'importance à accrocher pour esquiver une chute des cours. Compte tenu de facto de l'incapacité des cambistes à propulser les courbes par dessus la marque, le toboggan rouge s'est mis en valeur. Au passage, belles mentions pour nos repères intraday BH et BB qui ont parfaitement su offrir des contres judicieux aux opérateurs suivant nos calculs quotidiens. Gare à l'enfoncement du plancher du 1.2750/60 (mini-socle repéré les 10 et 11 septembre derniers, ndlr) à même de déclencher une dynamique négative coriace sur le couple monétaire avec pour cible 1.2650. Hormis la BCE, les rendez-vous sur l'agenda desstatistiques prévoient la balance commerciale et les allocations hebdomadaires au chômage chez l'oncle Sam.
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