Présent en France, au Luxembourg et en Belgique, Banimmo est spécialisé dans le redéveloppement de biens immobiliers, essentiellement dans le secteur des immeubles de bureaux, mais aussi des commerces et certains compartiments de niche tels que les hôtels, les centres de conférences ou autre.
Banimmo a notamment à son palmarès la reconversion du centre IBM (NYSE:IBM) de La Hulpe en un complexe hôtelier sous l’enseigne Dolce et le développement du quartier The Loop à Gand.
Le groupe est détenu par des investisseurs institutionnels dont la foncière Affine (PA:BTPP), une société française qui possède 49,51% de son capital. Une partie des actions est également cotée en Bourse, soit un peu plus de 29% des titres.
On notera à ce titre que l’action Banimmo, introduite à 21 euros en juin 2007, a connu une véritable décente aux enfers ces dernières années, se traitant actuellement à quatre euros, équivalant à une valorisation boursière de 45 million d'euros.
Il faut dire que le développeur immobilier a clôturé ces trois derniers exercices fiscaux dans le rouge, et qu’il devrait en être de même pour l’année 2016.
En cause notamment, une réduction de valeur de plusieurs dizaines de millions sur une créance détenue dans Urbanove Shopping Development, une société immobilière porteuse des projets des centres commerciaux à Namur « Le Côté Verre » et à Verviers « Au fil de l’Eau ».
Urbanove, dont Banimmo était l’actionnaire de référence à hauteur de 44%, n’a eu d’autre choix que se placer sous redressement judiciaire en mars dernier, forçant son actionnaire majoritaire à passer par pertes et profits l’intégralité du solde de sa créance détenue sur Urbanove.
Nouveau plan stratégique
Un scénario qui n’a pas laissé de marbre l’actionnaire de référence de Banimmo, qui a décidé de prendre les commandes.
Après avoir remercié en octobre 2015 Christian Terlinden, arrivé chez Banimmo dix ans plus tôt, Affine a placé à sa tête Patrick Mertens de Wilmars (ex-Compagnie du Zoute) associé à Alain Chaussard, bras droit de la PDG du groupe français.
La volonté d’Affine était de solder la créance Urbanove et de colmater la brèche financière béante évaluée alors à 80 millions d’euros, soulignait le journal L'Echo le 26 novembre dernier.
En parallèle, Banimmo s’est engagé dans un plan stratégique qui l’a conduit à céder la galerie Marché Saint-Germain à Paris pour quelque 130 millions d’euros. Le groupe a indiqué avoir dégagé une marge importante sur cette transaction, permettant de compenser l’impact sur le résultat de la provision sur la créance Urbanove.
De plus, la trésorerie générée par cette vente permet d’accélérer le désendettement de la société́ et de dégager des ressources financières pour les projets en cours, indiquait Banimmo dans un communiqué afférent à la transaction.
Banimmo s’est également séparé de 100% des actions de la société Alma Court Invest, société propriétaire d’un immeuble de bureaux situé à Zaventem d'une surface de 16.000 m2. A noter encore que la moitié des 30 employés actifs dans le développement des projets, ce qui faisait hier le core business maison, a été remercié fin novembre.
Un rendement annuel de 9%
Sur le marché secondaire, l’évolution de l’obligation Banimmo 4,50% remboursable en 2020 n’est guère plus brillante, se traitant largement sous le pair aux alentours des 89% du nominal. A noter que vu la petite taille de l'émission qui restreint la liquidité, on constate des écarts de cours importants entre l'achat et la vente.
Négociable par coupure(s) de 100.000 euros en nominal, cet emprunt tout comme la société, n’est pas suivi par les agences de notation.