La Bourse de Paris a terminé en forte hausse mercredi, le CAC 40 prenant 2,90%, tiré par Wall Street qui applaudit les résultats trimestriels de Goldman Sachs et d'Intel.
L'indice vedette a progressé de 89,40 points à 3.171,27 points dans un volume d'échanges plus étoffé que les jours précédents, de 2,921 milliards d'euros.
Le CAC 40 avait terminé la semaine passée sous le seuil symbolique de 3.000 points. Il est reparti nettement à la hausse dès lundi (+2,31%) et a continué de progresser mardi (+0,97%).
Sur les autres places européennes, le Dax a gagné 3,06%, le Footsie britannique de 2,57% et l'Eurostoxx 50 de 3,38%.
"On a très bien rebondi grâce à des chiffres de sociétés encourageants", a résumé Frédéric Rozier, gérant d'actions chez Meeschaert Gestion Privée, faisant référence aux résultats trimestriels de la banque d'affaires Goldman Sachs, publiés mardi avant l'ouverture de Wall Street, et ceux du groupe de microélectronique Intel, publiés mardi dans la soirée.
"Les résultats de ces deux entreprises emblématiques -- des secteurs financier et technologique-- sont surprenants par leur ampleur", a-t-il poursuivi et ont contribué à un "petit retour de la confiance" sur les marchés.
Les nombreux indicateurs publiés au cours de la séance sont donc passés au second plan, même si "les données macroéconomiques étaient grosso modo en ligne avec les attentes", a indiqué M. Rozier.
La production industrielle aux Etats-Unis a ainsi baissé de 0,4% en juin par rapport à mai, moins que prévu par les analystes. Dans la région de New York, l'activité industrielle est pratiquement revenue à l'équilibre en juillet.
L'enthousiasme a été de mise sur l'ensemble des places européennes et à Wall Street, qui affichait une nette hausse, notamment le Nasdaq qui concerne les valeurs technologiques et bénéficiait de l'effet Intel.
Le producteur californien de microprocesseurs a affiché un bénéfice très supérieur aux attentes et a donné des prévisions optimistes pour l'ensemble du secteur informatique, qui a été à la fête sur le marché parisien.
Alcatel-Lucent s'est envolé de 10,95% à 7,752 euros et a enregistré la plus forte hausse de l'indice vedette. Le titre a par ailleurs bénéficié d'un relèvement de recommandation par les analystes de la banque américaine Bank of America-Merrill Lynch à "achat" contre "sous-performer".
STMicroelectronics a également bondi de 7,28% à 5,52 euros et Thomson de 5,98% à 6,62 euro.
Les valeurs financières et automobiles ont nettement progressé, profitant d'un regain d'appétit pour le risque des investisseurs.
Renault a ainsi gagné 5,12% à 25,03 euros et Peugeot 1,46% à 17,65 euros, alors que les ventes de voitures neuves en Europe ont progressé de 2,4% en juin, leur première hausse en quatorze mois.
Parmi les titres financiers, Société Générale a bondi de 4,19% à 40,76 euros et Crédit Agricole de 4,10% à 9,78 euros.
IMS (+3,30% à 9,06 euros) et ArcelorMittal (+6,54% à 23,86 euros) ont monté alors que le groupe minier anglo-australien Rio Tinto a maintenu ses prévisions de production de minerai de fer pour l'année entière, tablant toujours sur un redressement de la demande chinoise.
Par ailleurs, la direction d'ArcelorMittal Lorraine a l'intention de redémarrer mi-août un haut-fourneau du site intégré de Florange-Hayange (Moselle) fermé depuis deux mois.
Total, première capitalisation du CAC 40, a terminé en hausse de 2,09% à 37,86 euros. Les stocks de pétrole brut se sont de nouveau repliés la semaine dernière aux Etats-Unis, bien plus qu'attendu, tandis que ceux d'essence et de produits distillés continuaient de progresser, selon les chiffres publiés mercredi par le département américain à l'Energie (DoE).
Alstom a profité d'un changement de recommandation (+4,64% à 43,05 euros). Les analystes de la banque américaine Morgan Stanley ont relevé leur recommandation à "surpondérer" contre "pondération neutre" auparavant.
CNP Assurances a terminé en légère baisse (-0,20% à 63,51 euros), les analystes de la banque américaine JPMorgan ayant abaissé leur recommandation sur le titre à "neutre", contre "surpondérer" auparavant.
Plusieurs valeurs défensives, moins exposées aux évolutions de la conjoncture, ont également perdu du terrain, comme Essilor (-0,88% à 35,30 euros).
Le chiffre d'affaires du deuxième trimestre du groupe de distribution Casino était attendu après Bourse. L'action a terminé en hausse de 2,90% à 46,52 euros.