L'Asie boursière s'est inscrite en hausse après la réduction des taux de deux banques centrales de la région. La Reserve Bank of New Zealand (RBNZ) a abaissé son principal taux directeur (OCR) de 25 pb à 3.25% en réponse aux faibles perspectives d'inflation, tandis que la Banque de Corée a diminué son taux repo à 7 jours de 25 pb à 1.50% pour tenter de stimuler les exportations. Le gouverneur de la RBNZ Graeme Wheeler a expliqué l'abaissement par la nécessité d'ajuster le taux de change à la baisse. La RBNZ conserve une position accommodante et se montre prête à déprécier encore le dollar néo-zélandais pour que l'inflation s'oriente vers l'objectif de 2% avant 2017. Le gouverneur a laissé clairement entendre que les données détermineraient les éventuelles réductions de taux à venir. Le kiwi a perdu près de 2 figures face au dollarpour tomber à $0.7015, un peu au-dessus du niveau de support des 0.70, dont la cassure placerait le prochain objectif à $0.6950. Notre cross préféré pour profiter de l'affaiblissement du NZD est toutefois l'AUD/NZD. L'aussie a bondi de 3 figures pour passer de 1.0750 à 1.1050 dans le sillage de la décision de la RBNZ. Le prochain objectif se situe sur les plus hauts inscrits au cours des derniers mois 2014, autour des 1.13.
En Australie, le taux de chômage a reculé en mai à 6%, contre 6.1% en avril (après révision à la baisse) et 6.2% de consensus. D'après nous, l'amélioration apparente du marché du travail résulte toutefois essentiellement de l'augmentation inattendue de l'emploi à temps partiel. L'économie australienne n'a créé que 14.7k postes à temps plein, contre 27.3k d'emplois à temps partiel. L'AUD/USD a progressé d'une demi-figure et s'échange actuellement autour des 0.7760. La résistance suivante se tient autour des 0.78/0.7820 (Fibonacci à 38.2% de la dépréciation de mai-juin et seuil psychologique), le support le plus proche restant à 0.76 (plus bas précédent). Côté actions, la Bourse de Sydney s'est adjugé 1.42%, tandis que celle de Nouvelle-Zélande prenait 0.94% en séance.
Au Japon, le Nikkei a avancé de 1.68% à 20,382.97 points. Il a gagné près de 17% depuis le début de l'année. L'USD/JPY consolide un peu au-dessus des 123.05 (Fibonacci à 38.2% du rebond d'avril-juin). Côté baisse, un support se situe autour des 1.22.18 (Fibonacci à 50%), tandis qu'une résistance s'établit à 125.86 (plus haut précédent).
L'EUR/USD présente un biais positif en l'absence de données américaines depuis deux jours. Des nouvelles fraîches vont tomber cet après-midi en provenance des Etats-Unis, avec la publication des ventes de détail de mai, de l'indice des prix à l'importation, des inscriptions au chômage et de l'indice Bloomberg de confiance des consommateurs.
En Europe, les places financières se montrent partagées ce matin. Le Footsie progresse de 0.11% sur l'annonce d'une hausse inattendue de la production industriellebritannique (1.2% a/a, contre 0.6% attendu en mai). Le GBP/USD s'est essoufflé à Tokyo et s'achemine vers le support solide des 1.54 depuis le vote du parlement britannique en faveur d'un référendum sur l'appartenance à l'UE, qui a mis en lumière de profondes divisions entre David Cameron et son parti. L'EUR/GBP profite également de l'affaiblissement actuel de la sterling et s'apprête à tester la résistance des 0.7320 (Fibonacci à 61.8% de la dépréciation de mai).
Au Brésil, la lutte contre l'inflation est loin d'être terminée. L'IPCA a grimpé à 8.47% en mai, contre 8.17% le mois précédent et 8.30% de consensus. C'est la lecture la plus élevée depuis début 2004. Nous devrions obtenir plus d'informations dans le rapport trimestriel sur l'inflation qui doit paraître à la fin du mois. La hausse de l'IPCA accroît la probabilité d'un relèvement de 50 pb du taux Selic lors de la prochaine réunion du Copom prévue fin juillet. Les minutes de la dernière réunion sont attendues dans l'après-midi.