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Les Bourses européennes évoluent dans le rouge à mi-séance

Publié le 24/05/2022 14:05
© Reuters. Wall Street est attendue en baisse mardi et les Bourses européennes évoluent dans le rouge à mi-séance. À Paris, le CAC 40 fléchit de 0,86% vers 11h30 GMT. À Francfort, le Dax abandonne 0,83% et à Londres, le FTSE cède 0,19%. /Photo d'archives/RE
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par Claude Chendjou

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en baisse mardi et les Bourses européennes évoluent dans le rouge à mi-séance dans un contexte de regain d'inquiétude sur la croissance mondiale et les bénéfices des entreprises alors que l'inflation reste élevée.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,57% pour le Dow Jones, de 0,91% pour le Standard & Poor's 500 et de 1,42% pour le Nasdaq

À Paris, le CAC 40 fléchit de 0,86% à 6.303,77 vers 11h30 GMT. À Francfort, le Dax abandonne 0,83% et à Londres, le FTSE cède 0,19%.

L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 recule de 0,48%, l'EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,8% et le Stoxx 600 de 0,63%.

Les premiers résultats des enquêtes S&P Global montrent que la croissance de l'activité du secteur privé en zone euro a ralenti plus que prévu en mai, l'indice PMI composite "flash" étant retombé à 54,9 après 55,8 en avril, en raison du niveau élevé des prix et d'une pénurie de matières premières qui a freiné l'expansion du secteur manufacturier.

En Grande-Bretagne, le net ralentissement de l'activité, avec un indice flash composite à 51,8, son plus bas niveau depuis février 2021, fait craindre une récession alors que les pressions inflationnistes s'intensifient.

Au Japon, l'activité manufacturière a progressé à son rythme le plus faible sur les trois mois à mai en raison des goulots d'étranglement dans les chaînes d'approvisionnement et des restrictions sanitaires en Chine, montrent mardi les indicateurs flash PMI.

Autre source d'inquiétude, le climat des affaires dans l'industrie en France ​​​​​​s'est dégradé en mai avec un indicateur ​à 106,0​​​ contre 108,0 en avril, tandis qu'en Allemagne, l'inflation pourrait atteindre 7% cette année, selon la fédération des chambres de commerce DIHK.

"Les nuages s'accumulent au-dessus de l'économie de la zone euro", note Bert Colijn, économiste chez ING (AS:INGA). Pour lui, l'enjeu est désormais de savoir si les consommateurs pourront continuer à soutenir le secteur des services alors que le pouvoir d'achat est rogné par l'inflation, qui diminue à peine, ce qui laisse présager, dit-il, une pression accrue sur les actions.

Face à cette inflation, la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a déclaré mardi que le taux de dépôt de l'institution, actuellement à -0,5%, pourrait remonter à zéro ou "légèrement au-dessus" de ce niveau d'ici la fin du mois de septembre. LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

À Wall Street, Snap (NYSE:SNAP) chute d'environ 30% dans les échanges en avant-bourse après un avertissement sur ses résultats trimestriels dans un contexte, dit le groupe, de "détérioration de l'environnement macroéconomique", entraînant dans son sillage, Alphabet (NASDAQ:GOOGL), Twitter (NYSE:TWTR), Meta Platforms (NASDAQ:FB) et Pinterest (NYSE:PINS) qui perdent de 3,7% à 12,4%.

VALEURS EN EUROPE

En Europe, tous les grands compartiments de la cote évoluent dans le rouge, les baisses les plus marquées étant à l'actif des services aux collectivités (-2,93%), de l'énergie (-1,27%) et des nouvelles technologies (-0,59%).

Le secteur de la consommation de biens et services dit non essentiels (-0,62%), en particulier le sous-compartiment du luxe, souffre également des craintes d'un ralentissement économique. Engie (EPA:ENGIE) (-2,51%), Kering (EPA:PRTP) (-1,01%), L'Oreal (-0,82%) ou encore STMicroelectronics (EPA:STM) (-1,56%) accusent sur le CAC 40 l'un des plus importants replis.

Dans l'aéronautique, Air France-KLM (EPA:AIRF) plonge de 10,19% après l'annonce d'une augmentation de capital de 2,25 milliards d'euros, tandis que Safran (EPA:SAF) perd 2,1% et Airbus (EPA:AIR) 2,3% en réaction à une information selon laquelle leur coentreprise CFM International, est confrontée à des retards de production de plusieurs semaines.

Tele2 chute de 8,36%, la société d'investissement Kinnevik ayant annoncé son intention de céder environ un quart de sa participation dans l'opérateur télécoms suédois.

Côté hausse, la banque Barclays (LON:BARC) avance de 3,39% à la faveur du lancement d'un programme de rachat d'actions d'un milliard de livres, tandis que le spécialiste norvégien des petites annonces Adevinta (+2,17%) profite d'un excédent brut d'exploitation trimestriel meilleur que prévu.

TAUX

Le regain d'aversion au risque provoque une forte demande pour les obligations souveraines, ce qui fait monter leurs prix et baisser leurs rendements.

Celui des bons du Trésor américain à dix ans recule de quatre points de base à 2,8171%, tandis que son équivalent allemand, référence pour la zone euro, cède environ deux points à 1,003%.

CHANGES Sur le marché des changes, l'euro, soutenu par les dernières déclarations de la présidente de la BCE sur un relèvement des taux, prend 0,17% à 1,0707 dollar, après être tombé ce mois-ci à un creux depuis janvier 2017 à 1,0349.

Le dollar, malgré son statut d'actif refuge, cède 0,06% face à un panier de devises de référence. L'indice mesurant les fluctuations du billet est au plus bas depuis le 26 avril.

PÉTROLE

© Reuters. Wall Street est attendue en baisse mardi et les Bourses européennes évoluent dans le rouge à mi-séance. À Paris, le CAC 40 fléchit de 0,86% vers 11h30 GMT. À Francfort, le Dax abandonne 0,83% et à Londres, le FTSE cède 0,19%. /Photo d'archives/REUTERS/Suzanne Plunkett

Les cours pétroliers évoluent en légère hausse, l'espoir d'une levée des restrictions sanitaires en Chine et la promesse de mesures de relance de la part de Pékin l'emportant sur les craintes d'une récession à moyen terme qui pourrait affaiblir la demande.

Le baril de Brent prend 0,41% à 113,92 dollars le baril et celui du brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,37% à 110,7 dollars.

(Reportage Claude Chendjou, édité par Kate Entringer)

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