Wall Street évoluait près de l'équilibre à la mi-séance mardi, les investisseurs tentant d'évaluer les conséquences géopolitiques du tir nord-coréen de missile balistique au-dessus du Japon: le Dow Jones gagnait 0,06% et le Nasdaq 0,11%.
Vers 14H05 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average avançait de 12,65 points, à 21.821,05 points.
Le Nasdaq, à forte coloration technologique, prenait 6,82 points, à 6.289,82 points.
L'indice élargi S&P 500 perdait 0,11%, ou 2,61 points, à 2.441,63 points.
Pyongyang a tiré mardi un missile balistique au-dessus de l'archipel nippon, une escalade majeure qui a alarmé la communauté internationale.
"Cette provocation a fait trembler les marchés d'actions un peu partout dans le monde et conduit les investisseurs à se réfugier vers les valeurs sûres", a commenté Chris Low de FTN Financial.
L'intérêt pour les bons du Trésor américain à 10 ans a notamment bondi, son rendement tombant vers 08H10 GMT à son plus bas niveau depuis l'élection présidentielle américaine en novembre.
Il s'affichait à la mi-séance à 2,126% contre 2,157% lundi soir. Le rendement des bons à 30 ans évoluait à 2,735%, contre 2,755% la veille à la clôture.
Mais "cette précipitation vers les actifs jugés moins risqués s'est atténuée", a remarqué Karl Haeling de LBBW.
"Certes le lancement du missile a créé des tensions mais il n'a pas déclenché de conflit militaire ouvert. On attendait la réaction de Donald Trump, elle a été somme toute modérée", a-t-il justifié.
Le président américain a mis en garde la Corée du Nord en affirmant que "toutes les options (étaient) sur la table" mais a aussi opté pour un ton relativement mesuré avant une réunion en urgence du Conseil de sécurité de l'ONU.
- Harvey et le budget -
Les investisseurs s'interrogent par ailleurs "sur les répercussions de l'ouragan au Texas sur les discussions autour du budget à Washington", a estimé M. Haeling.
"Au moment où le Texas pourrait avoir besoin d'une enveloppe d'urgence pouvant monter jusqu'à 60 milliards de dollars, et a besoin de l'aide d'organisation fédérale comme la FEMA (l'Agence fédérale des situations d'urgence, NDLR), le débat est un peu modifié", a-t-il justifié. Les responsables politiques "vont peut-être avoir moins envie de jouer avec le feu en menacant de fermer le gouvernement."
Pour Andrew Adams de Raymond James toutefois, "la dévastation causée par l'ouragan Harvey n'aide pas vraiment, les inondations à Houston et dans d'autres zones du Texas ayant des conséquences importantes sur certaines entreprises".
"Il est encore trop tôt pour savoir quelles seront les conséquences à long terme de la tempête mais la reconstruction nécessitera des investissements énormes pour réparer les infrastructures et les bâtiments", a-t-il aussi noté.
La chaîne de magasins de produits électroniques Best Buy chutait de 10,55% à 55,88 dollars. Le groupe a pourtant fait état d'une croissance plus forte que prévu des ventes à nombre de magasins comparable au deuxième trimestre de son exercice fiscal et a relevé son objectif de ventes pour l'ensemble de l'année.
Mais "il semblerait que l'entreprise ait tenté de tempérer les attentes des analystes après ce trimestre impressionnant" lors de la conférence téléphonique suivant la diffusion des résultats, ont noté les analystes de Charles Schwab.
Le distributeur de chaussures de sports Finish Line plongeait de 20,06% à 8,33 dollars après avoir averti que son bénéfice par action, son chiffre d'affaires et ses ventes à nombre de magasins comparable allaient décevoir ce trimestre.
L'équipement aéronautique Rockwell Collins montait de 2,15% à 130,74 dollars alors que selon le Wall Street Journal, il est convoité par le conglomérat industriel United Technologies (+1,83% à 117,44 dollars) qui offrirait jusqu'à 140 dollars par action Rockwell Collins, soit un total de quelque 20 milliards de dollars.